Attention : une fausse manœuvre m'a fait publier ce message avant qu'il ne soit complètement terminé, que mes premiers lecteurs veillent bien m'en excuser.
Non, il ne faut chercher aucun sous-entendu, aucun contributeur ne se cache sous cet animal si féroce ; c'est simplement un extrait d'une déclaration d'Auguste Blanqui. Rendez-vous compte, cet animal - le peuple - ose se défendre quand il est attaqué, il mérite donc bien le qualificatif de féroce. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour ces penseurs qui payent de leur personne pour défendre leurs idées. Je ne parle évidemment pas de ces soi-disant penseurs, à l'image d'un BHL, qui choisissent le confort des hôtels cinq étoiles de préférence aux cachots humides de la répression, faudrait-il encore qu'ils aient seulement quelque chose de notable à dire.
Cette citation, reprise en titre, complète une autre citation d'un autre penseur que la justice fasciste enferma pour empêcher « ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans ». Ce cerveau qu'il fallait réduire au silence était celui d'Antonio Gramsi qui a écrit durant les onze années de son emprisonnement, dans ses Quaderni del carcere, peut être la phrase la plus mal traduite de la philosophie moderne « La crisi consiste nel fatto che il vecchio muore e il nuovo non può nascere: in questo interregno si verificano i fenomeni morbosi più svariati. » C'est vrai, que comme beaucoup, je la préfère dans la traduction citée par Serge Venturini dans Éclats d'une poétique de l'inaccompli, « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à naître et dans cet entre-deux surgissent les monstres. »
Puisque Simon interroge mon statut de retraité de Wikipédia, je donne ici une réponse à ses interrogations, une explication, parmi bien d'autre possible, de l’épouvantable état d'esprit actuel de Wikipédia.







