Affichage des articles dont le libellé est lecteur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lecteur. Afficher tous les articles

La fin ne justifie pas les moyens

Publié par Hamelin de Guettelet le vendredi 22 novembre 2013

Alors que l'on s'oppose sur Wikipédia à savoir s'il faut ou non créer des articles sur des faits d'actualité, l'actualité justement nous rappel à l'ordre. C'est le buzz, Wikipédia connaissait le nom du tireur fou. Et puis quoi encore ! Arrêtons les déductions fallacieuses.

Aujourd'hui l'information marche sur la tête et les chaînes d'information télévisuelles ont une grande part de responsabilité et BFM TV est aux premières loges. L'information n'est jamais assez fournie pour tenir les téléspectateurs en haleine, alors, il faut faire monter la sauce, redites, rabâchages, approximations, supputations, inventions etc. et la concurrence aidant, la course aux parts d'audience ou de marché faisant, à la fin de cette mise en scène, c'est le règne de la désinformation. Pour certains organes de presse la fin justifie les moyens, mais la fin ce n'est pas ou plus l'information, c'est le business ; il faut faire du fric avec l'information, quitte à désinformer. Et on voudrait faire un article sur Wikipédia avec cette désinformation ? Wikipédia est-elle du coté de l'information ou de la désinformation ? La réponse serait évidement unanime, Wikipédia c'est l'information, et pour donner cette information la fin ne justifie pas les moyens ; la fin exige les moyens, la fin est exigeante sur les moyens, sur les sources. En fait, non, pour une fois, personne ne se précipite pour faire un article sur Le tireur fou de BFM TV. Peut être quand la presse aura retrouvé son sang froid, quand les journalistes auront le recul suffisant, auront réussi à comprendre l'impensable alors, et alors seulement, pourra être écris un article sur L'équipée sauvage d'Abdelhakim Dekhar.

Comment j'ai pourri le web dixit Loys Bonod

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 24 mars 2012

Quand la télévision n'a rien à dire, elle parle quand même de n'importe quoi. Ainsi France 2 nous montre les exploits de Loys Bonod, professeur de lettres en classe de première au lycée Chaptal à Paris qui vient de jouer les intelligents, enfin croit-il, en roulant des mécaniques de geek. À 36 ans et toutes ses dents, il se vante d'avoir pourri le web pour tromper ses élèves (cf. mon message du 11 juillet 2008), belle mentalité ! On peut avoir fait des études, on peut être enseignant, mais on peut aussi se ridiculiser en croyant ridiculiser ses propres élèves.

Loys Bonod - © France 2
La relation du maître à son élève repose sur le savoir et la relation de l'élève au maître sur la confiance. Si le savoir n'est pas discutable, la confiance ne s'apprend pas, elle se donne et sans confiance, il n'y a plus que l'autorité quand ce n'est pas l'autoritarisme ; il ne reste plus que la transmission autoritaire du savoir, faire ingurgiter de force les connaissances comme l'on gave les oies. Il n'y a pas besoin d'avoir une longue expérience de pédagogue pour comprendre que rien de bon ne peut se faire en l'absence de confiance.

Doleros, Justin Delapierre, Lucas Ciarlatano, en fait Loys Bonod, constate lors de sa première année de lycée ce que tout professeur à déjà constaté depuis longtemps ; hormis quelques rares élèves/étudiants plus doués et plus curieux que la moyenne, tous les autres travaillent à la facilité. Loys Bonod n'a-t-il jamais recopié/transcrit/reformulé/appris par cœur tel ou tel passage d'un Petit Classique Larousse ou d'un Profil Hatier ? Ses parents n'ont-ils pas acheté à crédit au mètre linéaire de bibliothèque les 20 ou 30 volumes d'une encyclopédie imprimée spécialement pour assurer sa réussite scolaire ? Aujourd'hui la masse de connaissances est passée de la bibliothèque à l'informatique. Pourquoi serait-il plus néfaste de copier Internet que de copier un manuel imprimé ? Qu'y a-t-il de surprenant que les élèves/étudiants vivent avec leur temps ?

Que fait Loys Bonod face à ce constat ?

L'art de la navigation

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 10 mars 2012

S'il est une superbe invention des pages de texte informatisée c'est la notion d'hypertexte. Toutes les pages d'hypertexte comportent des nœuds, des éléments minimaux d'information - un mot - reliés entre eux par des hyperliens. Ces liens peuvent relier deux nœuds, deux mots, d'une même page ou deux nœuds de deux pages différentes. Ces mots-nœuds, généralement soulignés et/ou écrits en bleu, permettre de « naviguer » de page en page. Cette navigation permet de parcourir de page en page l'ensemble d'un corpus, un site comme Wikipédia, comme théoriquement l'ensemble des informations, des pages, des sites composant Internet.

Sur Wikipédia chaque mot signifiant, écrit en bleu, permet de naviguer de page en page sur tous les articles de l'encyclopédie. Si le nœud correspondant au mot dit source n'est pas relié car le mot dit cible n'existe pas ailleurs, le mot-source est écrit en rouge. Il est donc facile de comprendre que l'on peut naviguer ainsi d'un mot à sa définition, d'une notion à son développement. Par contre ce système n'est pas très adapté pour naviguer d'une page à une autre page complémentaire.

Alors comment compléter la navigation hypertexte ?

Nous avons besoin de votre soutien

Publié par Hamelin de Guettelet le vendredi 9 décembre 2011

Chacun y va de son petit message pour solliciter les dons, Jimmy Wales pour la Wikimedia Foundation, Remi Mathis pour la Wikimedia France et des contributeurs inconnus pour eux-mêmes, « Nous avons besoin de vous » disent-ils en cœur.

Mais qui à besoin de qui ? Et pourquoi faire ?

Les ciseaux d'Anastasie

Publié par Hamelin de Guettelet le lundi 22 août 2011

© Chócolo
Alors que j'étais bien loin de penser à Wikipédia, Wikipédia se rappelle à moi sous la forme d'un mail. J'étais invité à donner mon avis lors d'un référendum sur le filtrage des images. S'il est bien un marronnier - un sujet récurant de cette encyclopédie - c'est bien celui-là. Je ne compterais pas les discussions sur ce sujet, elles sont trop nombreuses. D'un coté, des contributeurs demandant régulièrement des mesures contre l'utilisation d'illustrations pouvant choquer des lecteurs et principalement les enfants et, de l'autre, une petite minorité agissante de contributeurs, confondant information et complaisance, s'élevant contre la possible censure proclamant, haut et fort, le droit à choquer au nom de la liberté d'information. La grandiloquence n'a jamais fait peur à certains contributeurs comme d'ailleurs l'utilisation du procédé de l’amalgame comme arguments de discussion. Prendre des précautions d'utilisation ou mettre en œuvre des moyens techniques, comme l'utilisation de boîtes déroulantes, ne peut être que de la censure et donc en vertu de cela inacceptable.

Essayons de raison gardée et regardons de plus près les ciseaux d'Anastasie.