1000 jours et 10 000 contributions

Publié par Hamelin de Guettelet le lundi 22 mars 2010

1000 jours de présence sur Wikipédia, 2 ans et 230 jours, ce n'est évidemment pas un exploit comparé aux grands anciens qui marquent au compteur plus de 3000 jours, au moins trois fois plus de présence. C'est vrai que cela ne représente que mon temps de contribution sous mon pseudo car j'ai commencé à contribuer bien avant sous IP, en septembre 2004, un millier de jours en plus. Ma première contribution était le changement d'une date de publication erronée, le genre de modification, aujourd'hui, systématiquement reverté, si elle est le fait d'une IP.

10 000 contributions en 1000 jours, 10 contributions par jour, et encore plus en fait car je ne contribue pas tous les jours, en moyenne un jour sur deux ; je crois bien que je suis réellement atteint par le virus wikipédien, moi qui n'avait pas de mot pour vouer ce semblant d'encyclopédie aux gémonies.

Plaisant retour des choses

97,90 % ou 76,13 %

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 19 mars 2010

Je vote rarement, pardon, je donne rarement un avis lors des nomination des administrateurs mais là deux fois en moins d'une semaine cela fait beaucoup, beaucoup trop.

D'abord pour Arkanosis, car je ne pouvais pas faire autrement. Arkanosis est vraiment d'une grande gentillesse, d'une grande compétence, toujours prêt à aider, et là je parle d'expérience. Il a été plusieurs fois d'une très grande aide pour concevoir des modèles pour réaliser des tableaux pour le portail Hospitaliers. Arkanosis est aussi l'un des rares contributeurs à toujours essayer de calmer les situations conflictuelles en prenant le temps de faire de la pédagogie. Résultats un des administrateurs les mieux désignés 140 avis Pour, seulement 3 avis Contre, désigné avec 98 % d'avis favorables. Encore toutes mes félicitations accompagnés de mes remerciements.

Ensuite pour Chandres, c'est un autre problème. Nous avons assisté à la pire pantalonnade qu'il soit ...

Élection d'administrateur

Récupéré par Hamelin de Guettelet le jeudi 11 mars 2010

Nicht kommentar



Merci The Dog. Ainsi va Wikipédia.

Élection d'arbitres

Publié par Hamelin de Guettelet le mardi 9 mars 2010

Il est des contributeurs que rien n’arrête même pas le ridicule, au premier chef desquels, Addacat. Cette contributrice, conduite devant le CAr (comité d'arbitrage), en a gardé et en garde toujours, plus qu'une prévention, une véritable opposition pour ne pas dire une haine. Elle n'a jamais de mots assez sévères plus démolir le CAr, pour discréditer les arbitres, poursuivant l'un et les autres d'une revanche tenace. Elle se répand sur toutes les pages possibles pour réclamer la suppression du CAr, pourtant la seule institution wikipédienne importante pour la bonne santé de l'encyclopédie dont les participants sont régulièrement élus par la communauté pour une durée limitée dans le temps à la différence des administrateurs qui sont désignés de façon discrétionnaire par les bureaucrates sur avis consultatifs des contributeurs.

Oh surprise ! « Ne voilà-t-y pas » qu'Addacat se présente à l'élection du 11e et 12e CAr. Comment est-ce possible ?

PoV-Pushing politique

Publié par Hamelin de Guettelet le dimanche 7 mars 2010

Cela fait maintenant quatre mois, depuis le 16 décembre 2009, que je dénonce un PoV-pushing sur le modèle de palette des Partis politiques français. Attiré sur cette pdd (page de discussion) de ce modèle par le constat de révocations, sans la moindre explication, de toutes les modifications faites principalement, mais pas uniquement, pour tenter d'introduire dans cette palette soit le Front de gauche soit le Parti de gauche. Et oui, même si je n'ai pas à justifier mon avis par une prise de position politique, je suis étonné, avec d'autres, de l'absence de ce parti ou regroupement de partis politiques.

Alors, pourquoi cette absence et cette opposition ?

Portail Malte

Publié par Hamelin de Guettelet le vendredi 26 février 2010

Victoria Gate, Valletta - © Hamelin de Guettelet
Oui, pourquoi pas. J'avais créé un projet Malte (cf. mon message du 26 janvier 2009) que j'avais mis en sommeil (cf. mon message du 13 août 2009) en même temps que je passais en SI (suppression immédiate) l'ébauche que j'avais commencé du portail Malte ; cela n'intéressait personne, pas un seul contributeur s'est montré un tant soit peu intéressé, alors à quoi bon.

Avec un autre raisonnement, il faut boucher les trous, dans un grand élan, Yodaspirine vient de créer tous les portails qui n'existaient pas encore pour les pays européens. Je crois qu'il a prévu une maintenance automatisée par robot pour le tenir à jour mais je ne sais pas si les robots peuvent répondre aux messages sur les pdd (pages de discussion). Mais comme je ne crois pas que les foules vont se bousculer, j'ai quand même pris la pdd en suivi.

Ainsi va bien Wikipédia. Qui vivra verra.

Ce blog-notes a 2 ans


Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 9 janvier 2010

Depuis son origine, ce blog est resté plus ou moins en sommeil, en deux ans de sommeil, juste une douzaine de messages qui ont marqués quelques faits de mon activité wikipédienne. Cela correspond à deux ans et demi de contribution à l'encyclopédie avec des hauts et des bas :
  • Des hauts, en rajoutant à l'encyclopédie Valérian et Laureline un autre AdQ (article de qualité) au premier, Préhistoire de Malte, et en créant un peu moins de 400 articles principalement sur la bande dessinée, Malte ou les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ;
  • Des bas, en découvrant une communauté de contributeurs aux réactions irrationnelles. S'il est satisfaisant de contribuer à l’œuvre encyclopédique, il est plus que décevant de vouloir se mêler des affaires de la communauté ; la guerre des égos y règne en maître au risque d'engendrer des comportements gravement malthusiens.

Partenariats avec Wikimedia Commons

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 28 novembre 2009

Je suis particulièrement admiratif du travail d'ouverture des fonds photographiques allemands réalisée par la Wikimedia Deutschland. Cela a permis la conclusion de deux partenariats, un premier avec les Bundesarchiv et le deuxième avec la Deutsche Fotothek.

Projet en sommeil

Publié par Hamelin de Guettelet le jeudi 13 août 2009

Hermaphrodite endormi
© Musée du Louvre, photographie de Jastrow
Il faut bien en convenir devant le brillant succès du projet Malte - pas un seul message sur la pdd (page de discussion) pas un seul contributeur se déclarant ne serait-ce qu'un peu intéressé - rien, rien de rien. Il faut savoir arrêter les dégâts. Le 5, je décide de passer le projet par pertes et profits et je dépose une PàS (page à supprimer), cinq avis pour la suppression dont mon avis mais onze avis pour la conservation ... La PàS est clôturée en conservation.

Donc le projet est toujours là avec un beau bandeau « projet en sommeil ». Par contre, je n'avais besoin de l'avis de personne pour supprimer l'ébauche du portail Malte qui était encore dans mes sous-pages, tout cela vient de passer en SI (suppression immédiate). La démonstration de l'inutilité du projet étant fait.

Ainsi va Wikipédia.

Comment vous faire traiter de vandale

Publié par Hamelin de Guettelet le lundi 3 août 2009

Du fait des vacances, éloigné de mon ordinateur, je vais consulter ma liste de suivi dans un cyber-café. Le logo de Wikipédia devait être bien visible à l'écran car je suis interpellé derrière moi : « j'espère que vous ne faites pas partie des crabes de Wikipédia ? - Comment cela ? - Une encyclopédie, ils me font rire, un chiffon gardé par panier de crabes, oui, c'est bourré d'erreurs ... et il ne faut pas chercher à corriger leurs inepties si vous ne voulez pas vous faire jeter et vous faire traiter de vandale. »

Son histoire mérite d'être contée.

Valérian et Laureline

Publié par Hamelin de Guettelet le dimanche 5 juillet 2009

J'avais 15 ans, j'écoutais avec mes parents Sur le banc et La famille Duraton sur Radio Luxembourg quand j'apprenais incidemment par les ondes la création d'un journal pour les jeunes. J'étais abonné au Journal de Spirou et à Tintin, j'allais l'être à Pilote. J'attendais avec impatience, semaine après semaine, les deux pages d'Astérix ou du Démon des Caraïbes, puis de Fort Navajo et d'Achille Talon, et enfin en 1967, la révélation, Valérian.

Pourquoi Valérian ?

Análisis cuantitativos

Publié par Hamelin de Guettelet le mardi 9 juin 2009

José Felipe Ortega Soto nous donne une analyse quantitative de Wikipédia dans sa thèse de doctorat Wikipedia : A quantitative analysis faite à l'Universidad Rey Juan Carlos, Escuela Técnica Superior de Ingenieriá de Telecomunicación sous la direction de Jesús M. González Barahona. Dans cette étude Ortega Soto apporte une réponse à sept questions :
  • Comment la communauté des auteurs évoluent avec le temps dans les dix plus importantes Wikipédias ?
  • Quelle est la répartition du contenu et des pages dans les dix plus importantes Wikipédias ?
  • Comment la coordination entre les auteurs évolue au fil du temps dans les dix plus importantes Wikipédias ?
  • Quels sont les paramètres clés qui définissent la structure sociale et la stratification des auteurs de Wikipédia ?
  • Quelle est la durée de vie moyenne des auteurs bénévoles dans le projet Wikipédia ?
  • Peut-on identifier des mesures quantitatives de base pour décrire la réputation des auteurs et la qualité des articles de Wikipédia ?
  • Est-il possible d'inférer, à partir des données historiques précédentes, toutes les conditions de durabilité affectant les dix plus importantes Wikipédias en temps voulu ?

Etude quantitative des communautés wikipédiennes

Publié par Hamelin de Guettelet le mercredi 20 mai 2009

La WikiMedia Foundation, le 16 avril, a publié en anglais et la WikiMédia France, le 17 avril, en français, les résultats d'une enquête menée par UNU-Merit auprès de 130 000 personnes lecteurs et contributeurs de 20 wikipédias des principales langues d'édition. Cette étude, en plus de donner une photographie socio-démographique, présente des informations précises sur les motivations des répondants sur deux sujets : contribution/non-contribution ; donation/non-donation.
Un seul regret, les tableaux donnent des résultats agglomérés et non explosés par wikipédia linguistique. Il n'est donc pas possible de savoir dans quelle mesure ces comportements sont représentatifs de la communauté francophone. Je ne donne donc ici que les données brutes en évitant les interprétations.

Dialogue BnF

Publié par Hamelin de Guettelet le mardi 14 avril 2009

© Zubro
Je viens de prendre connaissance d'une collaboration entre Wikisource et la bibliothèque national de France. En fait, dès mars 2008, la Wikimédia-France entamait des discussions avec la BnF pour une coopération gagnant-gagnant avec Wikisource.

Il s'agirait pour Wikisource de corriger des OCR (Optical Character Recognition - reconnaissance optique de caractères) préparés pour Gallica. Le problème de la BnF est qu'en dehors d'un petit nombre de textes océrisés en haute qualité, il n'y a pas de vérification humaine de ces textes. D'où des qualités diverses selon les ouvrages (caractères mal reconnus) et les problèmes ponctuels survenus (page pliée...). La BnF serait disposée de mettre à la disposition de Wikisource ses OCR avec un double objectif : disposer à la BnF de documents de qualité en mode texte relus par des contributeurs volontaires de Wikisource et de permettre à Wikisource de considérablement augmenter le nombre de ses textes disponibles. Amoatti et Remi Mathis négocient la remise de 1500 OCR de qualité divers pour tester un maximum de cas de figure. Voilà une initiative enthousiasmante mais il me semble que le nombre des wikisourciens actifs risque d'être bien trop faible pour assurer la relecture de 1500 OCR.

Ainsi va bien Wikipédia. À suivre.

Projet Malte

Publié par Hamelin de Guettelet le lundi 26 janvier 2009

© Tonyjeff
Bon et bien ça y est, fini de me battre avec les codes de sous-page, de cadre etc. heureusement j'avais l'aide de TigHervé parce que j'ai souvent touché mes limites. J'avais en décembre créé quelque chose de simplissime, maintenant ça a plus de gueule. Le projet Malte est sur les rails, je viens de faire le basculement de toutes mes sous-pages en pages et sous-pages du projet. J'avoue être assez content du résultat, quand je vois d'où je suis parti, je ne pensais pas arriver au bout de l'opération. Maintenant embarquons pour le portail et vogue le luzzu.

Le tout est de savoir si cela va mobiliser quelques bonnes volontés pour développer en collaboration les articles sur Malte. C'est avec plaisir que j'avais noté le premier contributeur sympathisant, mon wikihobbit, ce cher Archie, mais je dois bien constater qu'en un mois personne ne s'est bousculé au portillon.

Ainsi va bien Wikipédia. À suivre.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem vs ordre de Malte

Publié par Hamelin de Guettelet le mercredi 8 octobre 2008

Cela faisait déjà quelque temps que se posait, que je me posais, la question épineuse de la réalité ou non de la solution de continuité de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans l'ordre de Malte. La tradition orale veut que l'ordre de Malte, plus exactement l'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, n'est que le changement naturel du nom de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et donc que l'ordre de Malte « est » l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Qu'en est-il exactement ?

Pourquoi un prof ne peut écrire sur Wikipedia

Publié par Hamelin de Guettelet le jeudi 21 août 2008

Je viens d'avoir la curiosité de faire une recherche sur mon pseudo Hamelin de Guettelet par Google interposé et je reste particulièrement étonné du résultat. La première occurrence donne un lien sur un message d'Alithia Pourquoi un prof ne peut écrire sur Wikipedia sur son site Observatoire de wikipedia, le mythe de la neutralité déposé le 5 octobre 2007, il y a dix mois de cela quand je n'avais que quatre mois de contributions à Wikipédia. Je faisais alors un constat amer sur le Bistro avec ce titre L’avis d’un nouveau qui découvre le fonctionnement de la bête.

Les encyclopédies vont-elles mourir ?

Publié par Hamelin de Guettelet le vendredi 11 juillet 2008

Pierre Assouline est une des bêtes noires de Wikipédia, enfin c'est ce qu'il est politiquement correcte de dire sur le Bistro, rendez-vous compte, il ose critiquer Wikipédia. De plus ses étudiants n'ont eu aucun scrupule à inclure une fausse information - Pierre Assouline est champion de France de jeu de paume - dans l'article de Wikipédia sur leur professeur pour vérifier par l'expérience le fonctionnement de l'encyclopédie ; crime de lèse majesté. Il faut bien reconnaître que cela n'est qu'un prêté pour un rendu puisque Wikipédia est aussi la bête noire d'Assouline.

Qu'en est-il exactement ? Pour le savoir, il est plus certain de se faire sa propre opinion sur le sujet. C'est pourquoi je profite de l'été pour me procurer et lire l'essai rédigé par des étudiants de Sciences-Po La révolution Wikipédia les encyclopédies vont-elles mourir ? de Pierre Gourdain, Florence O'Kelly, Béatrice Roman-Amat, Delphine Soulas et Tassilo von Drost zu Hülshoff, publié aux éditions Mille et Une Nuits en novembre 2007 avec une préface de Pierre Assouline.

Préhistoire de Malte

Publié par Hamelin de Guettelet le lundi 30 juin 2008

Sleeping Lady - Hypogée Hal Saflieni
© Musée d'archéologie de Valetta, Hamelin de Guettelet
Je suis officiellement inscrit à Wikipédia depuis maintenant 1 ans. Je ne bricole plus des petits trucs à droite à gauche, je voudrais faire des contributions sérieuses, consistantes, en fait, je voudrais savoir si je suis de taille à me confronter avec Wikipédia.

Quel meilleur moyen de se jauger que de participer au wikiconcours ?

Alors je me lance à l'eau, je crée l'équipe 40 au wikiconcours du printemps 2008 : sujet Malte, un article sur la préhistoire, les temples maltais, les plus vieilles constructions humaines au monde. J'arrive à convaincre mon wikihobbit préféré, Archibald Tuttle, homme sage et savant, souvent caché au fond de sa grotte, son smial, à fumer l'herbe à pipe, à boire la bière et à déguster de succulents plats de champignons, et Vincent, ou plutôt 120, archéologue-docteur-chercheur du Moustérien à la grotte du Noisetier à Fréchet-Aure, à m'aider dans cette aventure.

Qu'ils soient ici remerciés de leurs précieuses contributions.

SUL

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 31 mai 2008

Il est maintenant possible de passer d'une wikipédia à une autre sans avoir besoin de s'identifier. Il suffit pour cela de deux choses que l'on valide l'inscription au SUL (Single User Login, identifiant unique de contributeur) et que le pseudo ne soit pas déjà utilisé par un autre contributeur sur une autre wikipédia. Je ne pense pas que mon pseudo soit si courant que cela pour qu'il puisse y avoir quelqu'un qui ait pensé à l'utiliser. Il me reste à unifier mes mots de passe et mon adresse mail sur les comptes que j'avais précédemment ouverts pour que cela fonctionne partout.

Voila une chose qu'elle est bien. Ainsi va mieux Wikipédia.

Observatoire

Publié par Hamelin de Guettelet le dimanche 27 avril 2008

C'est de vacances que je rédige ce message suite à une tempête dans un verre d'eau. En fait chacun se croit autorisé à dire, ou plutôt écrire, n'importe quelle bêtise, à la seule condition que personne ne le lui fasse savoir. Mon observatoire, fait à l'origine pour mieux comprendre la communauté wikipédienne, m'apprend une chose certaine sur Wikipédia, l'hypocrisie est son mode de fonctionnement majeur ; je dis, j'écris, ce qui me passe par la tête mais surtout n'en tenez pas compte, ce ne sont que des mots en l'air, sans importance. Par contre ce que vous dites ou faites est de la première importance, surtout quand vous osez me montrer du doigt.

Voici donc une petite fable à la morale douteuse.

Histoire de Portail

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 15 mars 2008

Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon ma vie wikipédienne se serait terminée il y à quinze jours si ce n'est plus tôt. Je viens de faire en trois mois une formation accélérée aux pratiques et méthodes de Wikipédia. Au début de la discussion sur la PDD (prise de décision) sur la présence et l'apparence des bandeaux de portail au pied des articles en décembre 2007, j'étais un contributeur lambda de l'encyclopédie. J'avais peu de connaissance de ses codes sociaux, et pourtant j'avais pris le temps d'observer « la bête » en espérant mieux l'apprivoiser, mais ce n'était manifestement pas encore ça. J'avais aussi peu de connaissance des pratiques sur les pages dites communautaires, je n'avais en fait pas dépassé le Bistro ou l'Oracle dans ma phase d'observation IP, il est certain que la théorie ne remplace jamais les travaux pratiques.

Et bien des travaux pratiques je viens d'en faire et en plus grandeur nature. Retour en arrière.

Les anciens et les modernes, Glyptodon vs Ours des cavernes

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 2 févier 2008

Mon deuxième message sera pour la discussion la plus byzantine de Wikipédia, trollesque suivant le vocabulaire wikipédien, sur le choix du totem 2007 ; plus de deux mois de discussions.

Spécialiste versus Expert

Publié par Hamelin de Guettelet le lundi 14 janvier 2008

Mon premier message sur cette section wikipédienne de mon blog-notes est pour mon premier étonnement wikipédien : Il faut éviter de trop bien savoir. Une bande de jeunes contributeurs, comme Ico ou Jaucourt, certains de leurs connaissances sont prêts à faire la leçon au monde entier et surtout aux détenteurs d'une parcelle de savoir. « Moi j'ai vu un expert [en l’occurrence Philip Stewart, professeur de littérature française] mondialement reconnu dans sa partie intervenir sur un article où il est maître. Mais que l'on se rassure : il n'a tenu exactement que 3 h 15 contre un « wikipédien chevronné » qui n'en a fait qu'une bouchée dixit Jaucourt. » Et a contrario Jastrow de regretter l'accueil réservé à un médiéviste Pierre Aubé qui a vu toutes ses contributions effacées sous prétexte qu'il osait mettre certains de ses livres dans la bibliographie de certains articles. Oh ! le vilain spammeur.

L'Origine de la guerre

Publié par Hamelin de Guettelet le dimanche 13 janvier 2008

L'Origine de la guerre, 1989 - © ORLAN
Je voulais finir ma série des origines avec le tableau de Courbet (cf. mon précédent message) mais un proche qui est curieux de mes volontés blogesques m'a fait valoir que pour être complet, il était logique de poster un message sur L'Origine de la guerre de la plasticienne féministe ORLAN, qui prend le contre-pied de Gustave Courbet. ORLAN est cette plasticienne féministe qui, entre autre, utilise son corps comme objet artistique.

Plutôt réticent, j'ai quand même fini par m'exécuter, mais il y a quand même une différence de taille entre Courbet et ORLAN, l'un est un véritable créateur, un chef de file, un véritable artiste, l'autre n'est qu'un objet de boucherie, soi-disant esthétique, à son corps consentant.

Je veux bien être qualifié d’obscurantiste, je ne comprends rien à cette « école artistique ». J'accepte comme un clin d’œil cette récupération féministe de Courbet, cela peut éventuellement m’intéresser, autant l'ensemble de l’œuvre d'ORLAN, au minimum, m’indiffère pour ne pas dire plus. Les résultats d'une chirurgie élevée au niveau d'un art m’étonneront toujours.
L'art sous cette forme de performance n'est pas pour moi de l'art, mais un prétexte à rechercher et quelque fois à obtenir ces 15 minutes of fame promises par l'artiste américain Andy Warhol.

L'Origine du monde

Publié par Hamelin de Guettelet le samedi 12 janvier 2008


Origine du monde, 1866 - © Gustave Courbet
Dans ma série des origines, je ne pouvais oublier L'Origine du monde, de Gustave Courbet. Je me rappelle bien le choc que j'ai ressenti en découvrant ce tableau dans la maison même de Courbet à Ornans. C'était en 1991, habitué du Jura, j'allais de Pontarlier à Besançon, après un arrêt à la grandiose source de la Loue, l'annonce d'une exposition Les Yeux les plus secrets attirait mon attention, cela faisait longtemps que je voulais visiter la maison natale de Courbet, voilà une bonne occasion. Depuis, j'ai revu ce tableau après son accrochage au musée d'Orsay à Paris, aujourd'hui enfin exposé aux vues de tous depuis la dation faite par les héritiers du psychanalyste Lacan.

Courbet aurait peint ce tableau d'après sa maîtresse Joanna Hiffernan. C'est son amant James Whistler, peintre américain disciple de Courbet, qui la lui a présentée ; la rupture brusque de Whistler avec Courbet et Hifferman, peu de temps après la réalisation du tableau en 1866, justifierait l'origine.

Terre érotique, 1955 - © André Masson
Toujours est-il que ce tableau se retrouve, caché derrière des rideaux verts, dans la collection d'un diplomate turc Khalil-Bey, ancien ambassadeur de l'Empire ottoman, installé à Paris au milieu des années 60. Ruiné par des dettes de jeu, Khalil-Bey vend sa collection de tableaux en 1868 dans une vente aux enchères, c'est l'antiquaire Antoine de la Narde qui l'achète et le cache derrière un panneau pivotant orné d’un paysage enneigé de Courbet, Le château de Blonay peint en 1875. Les deux tableaux passent entre les mains du collectionneur Émile Vial et en 1910 c'est le galeriste Berheim-Jeune qui rentre en possession du tableau toujours caché derrière le paysage de Courbet. Il vend les deux tableaux en 1913 au baron Ferenc Hatvany qui l’emporte à Budapest, il dissocie alors les deux tableaux, c'est le seul collectionneur à ne l'avoir jamais caché aux regards. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Hatvany, cache une partie de sa collection dans le coffre d’une banque pour la soustraire aux griffes des nazis puis de l’Armée Rouge. Après guerre Hatvany vend certaines toiles pour vivre et s’installer en Suisse. Le château de Blonay est acheté par le Szépművészeti Múzeum de Budapest et, en 1955 c'est le psychanalyste Jacques Lacan qui achète L'Origine du monde et l’accroche dans sa maison de campagne des Yvelines ou Lacan et son épouse, Sylvia Bataille, renouent avec le cérémonial initié par Khalil-Bey. Ils demandent au peintre surréaliste André Masson - beau-frère de Sylvia - de réaliser un cache coulissant pour masquer ce sexe que je ne saurais voir. Masson est l'opposé de Courbet, autant l'un est chef de file de l'école réaliste, autant Masson adhère au mouvement des surréalistes. Il va reprendre les grandes lignes du tableau de Courbet pour tracer un paysage japonisant Terre érotique qu'on ne saurait qualifier de surréaliste ou de réaliste, dès l'instant où l'on a gardé dans l’œil, l’œuvre originale.

L'origine des réseaux sociaux

Publié par Hamelin de Guettelet le vendredi 11 janvier 2008

Les réseaux sociaux, en tant que construction de relations interpersonnelles au sein d'un groupe social, sont étudiés dès le XIXe siècle entre autre par les sociologues français Émile Durkheim et allemand Ferdinand Tönnies. Au XXe siècle, l'étude des réseaux sociaux touche toute les disciplines, en sociologie avec Talcott Parsons ou Peter Blau, en anthropologie avec Alfred Radcliffe-Brown ou Claude Lévi-Strauss et en psychologie avec Jacob L. Moreno. C'est John A. Barnes dans « Class and Committees in a Norwegian Island Parish » in Human Relations n° 7 qui en 1954 fait usage de la notion de réseaux sociaux autrement que de façon métaphorique. En 1967, Marshall McLuhan dans son essai The Medium is the Message fait la proposition que les réseaux matériels véhiculant l'information transformeront l'ensemble des habitants de la planète en une seule et même communauté, un seul et même village, le Global Village. L'apparition d'Internet (cf. mon message du 5 janvier) va donner raison à McLuhan, il va démultiplier les capacités de réseautage social même si nous n'en sommes pas encore à être une seule et unique communauté villageoise.

C'est GeoCities, créé fin 1994 par David Bohnett et John Rezner, qui va initier sur Internet la notion de réseau de homesteaders (utilisateurs de GeoCities) qui regroupent des contenus dans des neighborhoods (quartiers de la géo-cité). En 1992, deux étudiants du Collège Williams, Bo Peabody et Brett Hershey, avec leur professeur d'économie, Dick Sabot, créent une société de services pour les étudiants et en septembre 1994, ils transposent sur Internet leur société sous le nom de Tripod, aux dires de Dick Sabot : « Our idea is to build a community through user-created and user-based content ». C'est aussi deux étudiants mais de l'université Cornell, Stephan Paternot et Todd Krizelman qui créent un chatroom sur le réseau informatique de l'université. Devant le succès rencontré, ils lèvent des fonds pour créer theGlobe en décembre 1994 qui prendra rapidement de l'importance avec entrée en bourse avant de disparaître tout aussi rapidement. Mais le premier à développer un réseau de connaissance dès 1995 est Randy Conrads qui fonda Classmates, des abonnés payants recherchaient leurs anciens amis de classe (primary school, high school, college). Ce qui peut être considéré comme le premier réseau social d'Internet, Classmates, regroupe aujourd'hui plus de 40 millions de membres dont 10 % d'abonnés payants.

© Julo
Il faudra attendre août 2003 pour voir triompher les réseaux sociaux sur Internet; on doit ce succès à Tom Anderson, Josh Berman et Chris DeWolfe avec myspace aidés par Brad Greenspan d'eUniverse. Ils vont s'inspirer d'un autre site de réseautage Friendster et un an et demi plus tard myspace est le quatrième site le plus consulté au monde derrière Yahoo!, AOL et MSN. En août 2006, le 100 millionième compte est ouvert et en 2007, c'est plus de 200 millions de personnes qui paginent sur myspace, le plus important réseau social d'Internet. Ce succès est très certainement dû à la communauté musicale, nombre de groupes de musique ont leur page sur myspace et beaucoup de membres échangent de la musique par son intermédiaire au grand dam des Major Companies. C'est le rapide succès de myspace qui incite Mark Zuckerberg a créer pour les étudiants de l'université Harvard en février 2004 « The Facebook ». Dès mars 2004, Facebook s’élargit aux universités Stanford, Columbia et Yale puis ensuite à celles de l'Ivy League et de la région de Boston pour finalement intégrer la plupart des universités des États-Unis et du Canada. Enfin la demande est telle qu'en septembre 2006, Facebook est ouvert à toute personne d'au moins 13 ans. À fin 2007, Facebook regroupe plus de 50 millions d'utilisateurs dont environ 3,5 millions en France. C'est aussi en mai 2003 qu'est lancé (créé en décembre 2002) par Reid Hoffman et les membres de l'équipe fondatrice de PayPal, Allen Blue, Eric Ly, Jean-Luc Vaillant, Lee Hower, Konstantin Guericke, Stephen Beitzel, David Eves, Ian McNish, Yan Pujante, et Chris Saccheri, le réseau social professionnel LinkedIn. Fin 2007, LinkedIn regroupe environ 17 millions de professionnels enregistrés, couvrant environ 150 secteurs industriels et plus de 400 secteurs économiques ; c'est le plus important réseau social professionnel.

Un tout nouveau type de réseau social à vu le jour en mars 2006, c'est le site de microblogage Stat.us plus connu depuis avril 2007 sous le nom actuel de Twitter. Ce réseau social, créé par Noah Glass et Evan Williams sur une idée de Jack Dorsey, devait permettre de partager en 140 signes (une sorte de SMS informatique) les petits moments de sa vie avec une communauté de followers (adeptes) ; il suffit d'écrire ce que vous êtes en train de faire. Ce qui fait dire au dessinateur François Cointe que « si l'on écrit réellement ce qu'on est en train de faire, tout le monde devra écrire qu'il est en train d'écrire sur Twitter », ce qui n'a aucun intérêt à part montrer à quel point les gens perdent leur temps. Mais rapidement ses utilisateurs voient en Twitter un moyen de faire circuler instantanément de l'information à l'image de CNN ou BBC qui utilisent un robot pour envoyer des twitts d'information. En 2007, c'était plus de 400 000 twitts postés par trimestre, en ce début de 2008 c'est presque 10 000 twitts envoyés chaque jour ; le développement de Twitter est donné comme exponentiel ? !

L'origine du Web 2.0

Publié par Hamelin de Guettelet le jeudi 10 janvier 2008

Le terme « Web 2.0 » a été utilisé pour la première fois en janvier 1999 par Darcy DiNucci, consultant en architecture de l'information, dans un article Fragmented Future de Print magazine :
« The Web we know now, which loads into a browser window in essentially static screenfuls, is only an embryo of the Web to come. The first glimmerings of Web 2.0 are beginning to appear, and we are just starting to see how that embryo might develop. [...] Ironically, the defining trait of Web 2.0 will be that it won't have any visible charactéristics at all. The web will be identified only by its underlying DNA structure - TCP/IP (the protocol that controls how files are transported across the Internet), HTTP (the protocol that rules the communication between computers on the web) and URLs (a method for identifying files). [...] The Web will be understood not as screenfuls of text and graphics but as a transport mechanism, the ether through which interactivity happens. It will still appear on your computer screen, transformed by video end other dynamic media made possiblr by the speedy connection technologies now coming down pike. The Web will also appear, in different guises, on your TV set (interactive content woven seamlessly into programming and commercials), your car dashboard (maps, Yellow Pages and ather traveler info), your cell phone (news, stock quotes, flight updates), hand-held game machines (linking players with competitors over the Net) and maybe even your microwave (automatically finding cooking times for products). »
Carte conceptuelle dessinée lors d'un brainstorming du
FOO Camp préparant la première conférence Web 2.0
© O'Reilly Media
Ensuite cette notion est reprise ça et là par Kingsley Idehen, Jeff Bezos, Scott Dietzen ou Eric Knorr, sans qu'elle ne s'impose faute d'une définition précise. Il faudra attendre l'initiative des sociétés O'Reilly Media et MediaLive qui vont organiser une conférence sur le Web 2.0 en octobre 2004. Tim O'Reilly, Dale Dougherty, John Battelle et Craig Cline vont tenter de définir la vision prophétique de Darcy DiNucci : une « plate-forme Web 2.0 c'est des applications logicielles construites sur le Web plutôt que des applications logicielles construites sur le bureau » en donnant des exemples « DoubleClick, Ofoto, Akamai, mp3.com, Britannica Online ou les sites perso, c’était du Web 1.0, Google AdSense, Flickr, BitTorrent, Napster, Wikipedia ou les blogs, c’est du Web 2.0 ».

La notion même du Web 2.0 est discutée car il est difficile de discriminer ce nouveau Web de l'ancien et ce n'est pas une notation d'évolution ou de version qui facilite les choses même si certains ont cherché à caractériser un Web 1.0 ou un Web 1.5. Beaucoup ne voyait dans le Web 2.0 qu'une notion marketing susceptible de drainer des capitaux pour permettre le développement de nouvelles start up. Aujourd'hui, intuitivement tout le monde est convaincu qu'il existe bien une différence entre la consultation de pages web statiques aussi bien présentées soient-elles et la participation des utilisateurs au contenu même de ces pages web ou même plus complètement de l'ensemble d'un site internet aussi mal conçus soit-il ; dans le premier cas, statique, nous serions en présence d'un Web 1.0, dans le second cas, dynamique, nous sommes en présence du Web 2.0.

L'origine des blogs

Publié par Hamelin de Guettelet le mercredi 9 janvier 2008

Il est difficile de dater précisément l'origine des blogs car il s'agit en fait d'une utilisation particulière d'une technologie existante. Aujourd'hui les spécialistes s'accordent à rechercher cette origine dans l'année 1994 avec les journaux en ligne. S'il fallait un initiateur, Claudio Pinhanez, ferait bien l'affaire avec son Open Diary qui a été publié du 14 Novembre 1994 jusqu'en 1996 sur le site du MIT Media Lab. D'autres diarists sont souvent cités comme Justin Hall avec son Justin's Links from the Underground publié de 1994 à 2005 ou encore Carolyn Burke qui a commencé à publier son Carolyn's Diary le 3 Janvier 1995.

D'autres spécialistes recherchent plutôt cette origine au Canada à la fin des années 1990 avec des sites de listes commentées d'hyperliens de pages web. Le premier serait Tristan Louis qui crée TNL.net en 1994 puis Jorn Barger écrit sur Robot Wisdom en février 1995 ou Matt Haughey, qui met son premier site en ligne en 1995 mais n'écrit des posts qu'à partir de 1999 sur MetaFilter. Par contre Jason Kottke écrit sa première liste Why que le 14 mars 1998 et celle qui deviendra sa femme, Meg Hourihan n'écrira A night out in San Francisco qu'en mai 1999. Par contre Meg Hourihan et Evan Williams sont en août 1999 les co-fondateurs de Pyra Labs, avec Matt Haughey comme développeur. Leur première application Pyra est à l'origine de Blogger, la première plateforme de blogs.

En fait le précurseur des blogs serait à rechercher en France, où une courte expérience, en 1989 et 1990, basée sur le réseau Minitel, existait avec le service 3615 LS. Toutes les caractéristiques des plateformes de blogs existaient déjà dans ce service qui permettait la création de pages hiérarchisées, de messageries et de domaines de nom personnels mais la non-individualisation des services personnels entrainera la fermeture autoritaire du service par l'autorité des télécommunications.

Le terme weblog a été inventé par Jorn Barger le 17 Décembre 1997 par contraction à partir de web log (journal du web). La forme courte, blog, a été inventé par Peter Merholz, qui fait, en avril/mai 1999, un jeu de mot en écrivant dans la barre latérale de son blog Peterme.com le titre we blog (nous/[notre] blog). Le terme trouvera son succès quand il sera décliné par Pyra Labs pour créer Blogger.

L'origine des moteurs de recherche

Publié par Hamelin de Guettelet le mardi 8 janvier 2008

Dès l'instant où les connections web se sont multipliées, il n'était plus question de faire comme en 1969 un petit schéma à la main pour connaître les quatre nœuds qui existaient alors ou même comme Tim Berners-Lee qui hébergeait sur le serveur du CERN une liste de serveurs dressée à la main et ce jusqu'en 1992.

La première automatisation d'un processus d'exploration est le résultat du travail de trois étudiants en science informatique de l'Université McGill de Montréal, Alan Emtage, Bill Heelan et J. Peter Deutsch qui créèrent Archie en 1990. C'était une BdD (base de données) de ressources consultable en ligne, alimentée par un programme, mais cette BdD, encore limitée par l'espace allouée, n'indexait pas de contenus. En 1991, avec la création du protocole Gopher mis au point principalement par Mark McCahill pour l'université du Minnesota, il devient possible de faire des recherches, de naviguer par mots-clés, de lire dans des textes en ligne et de télécharger des fichiers binaires. Il ne manquait plus que la fonction d'indexation qui est la création, en juin 1993, de Matthew Gray du MIT qui avec un robot écrit en Perl, Wenderer, générait un indice appelé Wandex.

Il y eu encore d'autres créations mais aucune ne combinait les trois principes d'un moteur de recherche : l'exploration, l'indexation et la recherche elle-même. Le premier moteur de recherche répondant à ses trois principes est Jumpstation, créé le 21 décembre 1993 par Jonathon Fletcher de l'Université de Stirling en Écosse. Un robot explorait et indexait les pages web qui étaient retournées sous forme de lien URL (localisateur universel de ressources) suite à une requête par mots-clés d'un formulaire web. Lors de sa fermeture, par manque de budget à la fin de 1994, Jumpstation comportait 275 000 entrées couvrant 1500 serveurs.

Le premier moteur de recherche à indexer les explorations en texte pleine page est WebCrawler, une création, datant du 20 avril 1994, de Brian Pinkerton, chercheur à l'université de Washington. En 1994 encore, c'est Lycos de Michael Mauldin de l'université Carnegie Mellon à Pittsburgh qui va progressivement développer la notion de portail, liste de sites web référencés, idée reprise en 1995 par Yahoo! et qui fera son succès grâce à David Filo et Jerry Yang de l'université Stanford. Le premier moteur de recherche populaire est l’œuvre des ingénieurs (certainement Louis Monier pour le crawler et Michael Burrows pour l'indexeur) du Western Research Laboratory de Digital Equipment Corporation qui le 15 décembre 1995 lance AltaVista. Ce moteur textuel multilingue permettait aussi des recherches son, photo ou vidéo, il ne sera détrôné par Google qu'au début des années 2000.

Formulaire de requêtes AltaVista, 2001
Google, jan. 2002 - 2 073 418 204 pages indexées
Google, fév. 2003 - 3 083 324 652 pages indexées
Google prend naissance en janvier 1996 de la rencontre de deux étudiants de l'université de Stanford, Sergueï Brin et Larry Page. PageRank est l'innovation qui leur permît de se différencier des autres moteurs de recherche et de prendre la première place parmi les moteurs de recherche. PageRank permet de retourner à chaque requête, les pages classées par ordre de pertinence. Aujourd'hui l'objectif de chaque webmaster est d'améliorer son pagerank pour apparaitre à la meilleure place possible dans un résultat de recherche à partir du moment où le constat fut fait que les utilisateurs dépassaient rarement la deuxième page de résultats. Comme Google, à juste raison, de donne pas les algorithmes de ranking, toutes les supputations de manipulation sont possibles ; le retour de pages de Wikipédia dans les 3/5 premiers résultats quelque soit la pertinence de l'article, laisse effectivement supposer d'une indexation bien trop favorable de Wikipédia, pour tenter de valoriser les retours de recherches, donc, en fait, la pertinence des résultats du moteur de recherches Google.

Le problème auquel se confrontent aujourd'hui les moteurs de recherche est de pouvoir indexer le « web noir », toutes ces pages qui pour de multiples raisons restent à l'écart des robots d'indexation. Ce blog-notes est inclus au plus profond du web noir, peut-être qu'un jour il verra la lumière en remontant à la surface de ce web inconnu.